Se rendre le matin au travail ou chez son médecin, faire les courses, rejoindre son école ou son université, retrouver sa famille ou ses amis...

Tous ces déplacements simples de la vie quotidienne ne sont pas accessibles à tous.

Un Français sur trois est en difficulté de mobilité et menacé d'exclusion. Chez les populations les plus jeunes et socialement les plus fragiles ce constat est encore plus marquant : une personne en insertion sur deux  a déjà refusé un emploi ou une formation pour des problèmes de mobilité et 28 % ont même abandonné un emploi ou une formation en cours.

Pour ce qui est des personnes reconnues handicapées, 21 % d'entre elles étaient au chômage en 2015, souvent parce que le permis de conduire leur est inaccessible.

Quant aux seniors, ce n'est pas moins de 5 millions d'individus qui affirment ne pas sortir de chez eux parfois pendant 24 heures d'affilée, soit 1 personne sur 4.

" Pour les populations fragiles, tout est plus loin, plus cher et plus lent. La faiblesse de leurs revenus entame leur capacité de mobilité. Et comme un cercle vicieux, ces freins contribuent à leur tour à les maintenir dans leur précarité. "

Valérie Dreyfuss

délégué générale du LMI

Laboratoire de la Mobilité Inclusive